
Dans le cadre d’un article sur la préparation des élections municipales, Le Monde dans un article du 5 janvier s’est appuyé sur un rapport du CESER Bretagne intitulé « penser l’avenir du logement dans un espace contraint » qui prend le contrepied d’une idée reçue : l’attractivité ne se bâtit pas à coups de béton. Ce qui manque aujourd’hui, ce n’est pas tant du foncier que du sens partagé, un pilotage clair et des usages mieux régulés. À rebours des réflexes d’expansion, il s’agit désormais d’habiter autrement, de planifier sobrement et de penser les territoires non comme des surfaces à remplir, mais comme des écosystèmes à équilibrer.
Ce rapport du CESER Bretagne propose ainsi une vision renouvelée de l’aménagement du territoire face à la crise du logement sur le littoral. Le CESER démontre que la problématique ne réside pas dans un manque de constructions, mais dans un déséquilibre des usages, marqué par la prolifération des résidences secondaires et des locations touristiques. L’étude préconise de substituer l’expansion urbaine par une gestion sobre du foncier et une réhabilitation du parc existant pour mieux loger les résidents permanents. Une attention particulière est portée aux risques côtiers, tels que l’érosion et la submersion, qui imposent désormais une planification résiliente et parfois un repli stratégique. Le document appelle ainsi à une coopération territoriale renforcée pour concilier justice sociale, attractivité économique et impératifs écologiques. Enfin, il souligne l’urgence de stabiliser les cadres réglementaires, comme la loi ZAN, pour offrir une visibilité durable aux élus et aux citoyens.