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Outre-mer : le CESE de Nouvelle-Calédonie mobilisé sur la reconstruction et la coopération

Au-delà des échanges en cours sur la suite des accords de Bougival au cours desquels le Président du CESE de Nouvelle-Calédonie Jean-Louis d’Anglebermes a été auditionné par le Sénat et l’Assemblée Nationale, le CESE a participé activement à la mission interministérielle sur la reconstruction économique de la Nouvelle-Calédonie porté par la ministre Naima Moutchou et porté une contribution

Depuis les événements de 2024, la Nouvelle-Calédonie traverse une crise profonde qui a nécessité un soutien massif de l’État pour éviter l’effondrement économique, atteignant environ 38 % du PIB du territoire en 2024 et 2026. Aujourd’hui, l’objectif est de redonner confiance aux Calédoniens et aux investisseurs grâce à une vision politique claire et des moyens financiers conséquents : 2 milliards d’euros (environ 240 milliards de francs Pacifique) mobilisés sur cinq ans.

Le pacte de refondation économique et sociale présenté le mercredi 25 mars 2026 par le haut-commissaire de la République, Jacques Billant, marque la transition du territoire d’une phase d’urgence vers celle d’une reconstruction durable, soutenue par un engagement financier inédit de la nation autour de six piliers stratégiques :

  1. Relancer l’activité et l’emploi en soutenant les entreprises locales.
  2. Investir dans les infrastructures et la diversification économique (tourisme, agriculture, pêche) tout en s’adaptant au changement climatique.
  3. Refonder la filière nickel pour la rendre plus compétitive et stable.
  4. Investir massivement dans la jeunesse, avec un budget de 8,4 milliards de francs sur cinq ans pour favoriser l’insertion et la formation.
  5. Rétablir les finances publiques afin de garantir une visibilité économique.
  6. Renforcer la cohésion sociale, condition jugée indispensable pour une reconstruction pérenne.

La réussite de ce Pacte repose sur une méthode de concertation et de responsabilité partagée. À ce titre, le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a été un acteur clé du processus de création. En participant à des discussions approfondies débutées en octobre 2025 pour enrichir le projet initial. Bien que le document ne dresse pas une liste isolée des propositions propres au CESE, il souligne que les échanges avec les institutions consultatives ont permis de consolider les orientations suivantes, intégrées au Pacte :

  • La nécessité d’une vision de long terme pour offrir de la stabilité aux acteurs économiques.
  • L’importance capitale du renforcement de la cohésion sociale comme pilier de la reconstruction.
  • Le soutien à l’entrepreneuriat local, notamment en terre coutumière, via le développement du microcrédit.
  • La mise en place d’un suivi régulier et public (tous les trois mois) pour garantir la transparence de la mise en œuvre des réformes et des investissements.

Enfin, le succès de cette refondation reste conditionné à la mobilisation collective et à l’adoption, par les élus locaux, de réformes structurelles indispensables, notamment sur le système des retraites.

Par ailleurs le CESE Nouvelle-Calédonie coopère avec les deux autres institutions consultatives françaises du Pacifique (Polynésie française et  Wallis-et-Futuna) en engageant une réflexion commune concernant les violences faites aux femmes et les violences intrafamiliales.

Face à cet enjeu majeur de société, chaque institution a lancé ses propres travaux de recherche. Fin 2025, le conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) de Polynésie française a initié une étude visant à construire une politique publique plus humaine et plus efficace. De son côté, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) de la Nouvelle-Calédonie réalise actuellement un état des lieux territorial, une démarche qui intervient dix ans exactement après l’adoption du vœu n°01/2016 appelant à combattre ces violences dans les Outre-mer. Le comité consultatif, social et économique (CCSE) de Wallis-et-Futuna mène également une étude similaire.

Cette synergie a pris tout son sens lors d’une rencontre à Nouméa fin avril. À cette occasion, le CESE de la Nouvelle-Calédonie une délégation du CESEC de Polynésie française, conduite par sa présidente Mme Maiana Bambridge, ainsi qu’une délégation du CCSE de Wallis-et-Futuna, dirigée par sa présidente Mme Matilite Tali.

Ce partage d’expériences océaniennes constitue une étape dans une réflexion commune sur les violences intrafamiliales.

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